19 Mai 2017

Inondations - Dave Turcotte propose des solutions

Saint-Jean-sur-Richelieu, le 18 mai 2017 – Alors que tous les citoyens du Haut-Richelieu se souviennent de la crue de la rivière Richelieu du printemps 2011, le printemps 2017 a été marqué par un phénomène similaire à travers l’ensemble du Québec. Pour le député de Saint-Jean à l’Assemblée nationale, Dave Turcotte, l’heure est aux solutions permanentes et aux propositions constructives.

 

EN BREF

  • Les événements climatiques extrêmes, dont les crues printanières exceptionnelles, vont se reproduire dans le futur et s’ajouteront aux effets des changements climatiques.
  • Dave Turcotte demande au gouvernement de se pencher sur la stratégie à adopter à court, à moyen et à long termes afin de réduire les risques d’inondation et les impacts des crues.
  • Au moins trois principes devraient guider la réflexion du gouvernement : l’information, la concertation et la prévention.

 

Bilan de 2011

Il est à noter qu’à la demande du Premier ministre du Québec, Philippe Couillard, le député de Saint-Jean a rencontré le Whip en chef du gouvernement et député de Huntingdon, Stéphane Billette, afin de lui faire part des constats et lacunes qu’il avait recueillis avec son équipe lors des inondations du Richelieu en 2011. Dave Turcotte entend bien sûr collaborer avec le gouvernement et il demeure disponible pour toutes démarches afin de venir en aide aux sinistrés du Québec.

 

Vers une commission scientifique et technique

« Nous devons réfléchir aux leçons à tirer des inondations, et aux meilleures pratiques à adopter à l’avenir. C’est pourquoi le Parti Québécois demande au gouvernement de créer une commission indépendante scientifique et technique chargée d’analyser les gestes faits avant, pendant et après les inondations du printemps 2017 et, plus globalement, de réfléchir aux façons de mieux gérer les risques d’inondation et d’améliorer la prévention », de mentionner le chef du Parti Québécois, Jean-François Lisée, qui a également consulté le député de Saint-Jean, Dave Turcotte, lors de la crise des inondations de 2017.

La commission servirait surtout à faire des recommandations sur les moyens à prendre pour faire du Québec un chef de file en ces matières. Elle devrait pouvoir mettre en place une démarche de consultation élargie dans tout le Québec pour entendre les citoyens, les élus, les experts et les spécialistes appartenant à différentes disciplines.

 

Information sur les zones inondables

Pas moins de 94 % des propriétaires dont la résidence se trouve dans une zone inondable… l’ignorent. C’est du moins la conclusion d’une étude publiée le mois dernier par l’Université de Waterloo, en Ontario. La même étude indique que l’inaction résulte d’abord du manque d’information quant au risque d’inondation.

« Nous pensons que les gens ont le droit de savoir s’ils habitent un territoire où le risque d’inondation est important; c’est ainsi que, de façon éclairée, ils pourront décider s’ils s’y installent. L’information doit être diffusée : site Web gouvernemental centralisé et facile d’accès, déclarations obligatoires lors de transactions immobilières, rôle des notaires, des banques et de la SCHL… Il faut compléter les connaissances sur les limites des zones inondables, et y intégrer les modélisations climatiques et hydriques. Ça passe bien sûr par la remise sur pied d’un programme de cartographie », de réclamer le député Dave Turcotte en insistant que cela pourrait avoir des effets bénéfiques sur l’information disponible sur le Richelieu.

 

La concertation avec les organismes de bassins versants

« Nous croyons que la meilleure façon de procéder, c’est d’appliquer une gestion intégrée à l’échelle du bassin versant. Pourquoi? Parce que les limites naturelles d’écoulement des eaux ne connaissent pas les frontières des MRC et des municipalités. La concertation à l’échelle du bassin versant vaut aussi bien pour la gestion intégrée de l’eau que pour la gestion des milieux humides ou celle des inondations », de poursuivre Dave Turcotte.

 

La clé, c’est la prévention

Ultimement, c’est sur le principe de prévention que le Québec doit insister s’il souhaite tirer des leçons des récents événements climatiques extrêmes. Entre autres choses, nous devons :

  • mieux informer et mieux gérer les risques;
  • prendre davantage en compte le risque d’inondation dans l’aménagement du territoire et la planification urbaine;
  • réduire la vulnérabilité en protégeant les écosystèmes;
  • améliorer la connaissance et la conscience du risque.