Parti QuébécoisDave Turcotte, Saint-Jean

Dave Turcotte et Marie Bouillé s'attendent à plus de mesures concrètes pour aider l'économie

Saint-Jean-sur-Richelieu, 19 janvier 2009 - Suite à la séance extraordinaire de trois jours qui vient de se terminer, Dave Turcotte, député de Saint-Jean et Marie Bouillé, députée d’Iberville, dénoncent le manque d’initiative du gouvernement Charest qui, par l’entremise de la ministre des Finances, a présenté un énoncé économique faible, présentant peu de mesures concrètes afin d’aider les entreprises et consommateurs touchés par la crise économique. Alors que la directrice générale du CLD du Haut-Richelieu déclarait cette semaine qu’il était inévitable qu’il y aura de la turbulence et des pertes d’emplois au cours des prochains mois, le gouvernement a décidé de laisser tomber les entreprises et travailleurs du Québec en ne poussant pas plus loin les mesures de son énoncé économique.

Apprenant que 13 entreprises de la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu se considèrent en grande difficulté et songent à faire des mises à pied massives ou à fermer définitivement leurs portes et que 26 autres voient leurs activités diminuer par les contrecoups de la crise, les députés de Saint-Jean et d’Iberville s’indignent de l’absence de mesures efficaces dans l’énoncé économique comme l’a proposé le Parti Québécois. Les députés sont très préoccupés par le sort des entreprises et des travailleurs et souhaitent vivement que le gouvernement Charest écoute les recommandations des acteurs économiques qui s’attendent de la part des élus à des solutions claires pour régler la crise. Ce sont près de 4 000 emplois qui sont en situation précaire dans la région du Haut-Richelieu et les mesures économiques du gouvernement ne garantissent en rien leur protection.

Alors que les acteurs économiques du Haut-Richelieu s’entendent pour que l’accent soit mis sur la formation de la main-d’œuvre, aucune mesure de l’énoncé économique de la ministre des Finances ne va en ce sens. « Il est aberrant de voir que le Premier Ministre a convoqué l’Assemblée nationale en session extraordinaire sous prétexte de vouloir agir rapidement pour contrer la crise économique et qu’au final, il n’a pas le courage de présenter un plan audacieux qui permettrait aux citoyens et entreprises du Québec d’avoir un peu de répit en ces temps difficiles » a déclaré Dave Turcotte, député de Saint-Jean. Le Parti Québécois a demandé à la ministre des Finances d’injecter 200 millions de dollars pour l’aide à la formation des travailleurs, ce qui leur faciliterait l’insertion à l’emploi de nombreux employés de la région.

Alors que 48 000 emplois ont été perdus au Québec depuis le début du ralentissement économique et que cela représente 69% des emplois perdus au Canada, il faut se questionner sur les raisons qui poussent le gouvernement Charest à ne pas aller plus loin dans les mesures qu’il propose. « Jean Charest ne peut prétendre que l’opposition lui fait de l’obstruction comme il l’a fait avant le déclenchement de l’élection, nous lui avons offert notre entière collaboration et lui avons proposé des mesures intéressantes dans le but d’agir efficacement pour contrer les effets de la crise économique. » a déclaré Marie Bouillé, députée d’Iberville.