Parti QuébécoisDave Turcotte, Saint-Jean

Dave Turcotte ne veut pas d'un autre CHUM pour Saint-Jean

Saint-Jean-sur-Richelieu, 27 mars 2009 - Dave Turcotte, député de Saint-Jean à l’Assemblée nationale dénonce vivement l’inaction du gouvernement, et plus particulièrement du ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, dans le dossier de l’Hôpital du Haut-Richelieu. Suite à la une du journal Le Canada Français du mercredi 25 mars, qui affirmait que du sable dans l’engrenage retardait l’avancement des travaux de l’hôpital, Dave Turcotte a directement interpellé le ministre de la Santé et des Services sociaux lors des travaux de l’Assemblée nationale.

Lors de la période de questions et de réponses orales à l’Assemblée nationale, le député de Saint-Jean a rappelé au ministre de la Santé que dans quelques jours il y aura trois ans que le gouvernement libéral annonçait les travaux à l’urgence de l’Hôpital du Haut-Richelieu. Ces travaux devaient débuter en juin 2008 afin de livrer une nouvelle urgence aux citoyens en septembre 2009. Même Philippe Couillard, ancien ministre de la Santé, déclarait à l’époque que les normes prescrites étaient dépassées et que les locaux étaient désuets. « Trois ans plus tard, non seulement les travaux n’ont pas débutés, mais l’actuel ministre de la Santé n’a toujours pas donné son autorisation, sous prétexte qu’il manquerait des documents. « S’il manque des documents pour faire avancer le projet, je ne comprends pas pourquoi le ministre ne les demande tout simplement pas », a martelé Dave Turcotte dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

Les médecins, le personnel et les gestionnaires de l’Hôpital du Haut-Richelieu portent à bout de bras le système de santé dans la région. Le conseil d’administration du Centre de santé et services sociaux Haut-Richelieu-Rouville veut travailler de concert avec le ministère pour faciliter le début des travaux, mais comme l’a déclaré Robert Blanchard, président du conseil d’administration, au Canada Français « Tout ce qui devait être fait de notre côté l’a été. Nous sommes dans l’attente d’autorisations qui ne viennent pas. »

Lors de la dernière campagne électorale, l’actuel ministre de la Santé avait affirmé que l’Hôpital du Haut-Richelieu était un dossier prioritaire pour le gouvernement. Or, en réponse à la question du député de Saint-Jean à l’Assemblée nationale, il a clairement fait comprendre aux citoyens de la région que le dossier de l’hôpital avait rejoint les autres dossiers de salles d’urgences du Québec et qu’il n’était plus considéré comme prioritaire. « On savait déjà qu’il y avait des listes d’attentes dans les urgences du Québec, mais maintenant le ministre a créé une nouvelle catégorie de listes d’attentes, soit les dossiers de rénovations d’hôpitaux sur son bureau », s’est désolé le député de Saint-Jean.

Suite à sa question, le député de Saint-Jean a pu de nouveau interpeller le gouvernement en débat de fin de séance. Or, c’est la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, qui est venue défendre le dossier à la place du ministre de la Santé. Cette dernière n’a été qu’en mesure de donner un cours magistral sur le dossier de l’Hôpital du Haut-Richelieu. Elle a également confirmé que l’annonce du début des travaux se ferait avant 2010. « Il est intéressant de constater que la ministre des Finances a bien appris le dossier, or la population du Haut-Richelieu connaît déjà bien la problématique et c’est à une réponse claire sur la date du début des travaux qu’elle s’attend du gouvernement », a déclaré Dave Turcotte.

Le député de Saint-Jean a profité de l’occasion pour demander à la ministre des Finances, qui est aussi responsable de l’agence des PPP, d’indiquer si le projet allait se faire en partenariat public-privé. « On n'a toujours pas eu l'assurance que ce ne serait pas en PPP, et nous n'avons toujours pas de date. Je vois que la ministre des Finances me fait signe que non. Donc, on peut prendre en note qu'on a un engagement ferme du gouvernement du Québec que l'Hôpital du Haut-Richelieu ne sera pas fait en PPP », a dit le député de Saint-Jean en chambre.

Dave Turcotte tient à envoyer un message clair au ministre de la Santé. Tant et aussi longtemps que le ministre n’aura pas signé l’autorisation pour les débuts des travaux, il le suivra et l’interpellera sur le dossier afin de lui rappeler l’importance d’avoir un hôpital de qualité pour les citoyens du Haut-Richelieu. « Avec les délais que l’on connaît et le flou autour du début des travaux, la population de Saint-Jean ne tient pas à se retrouver avec un fiasco comme le CHUM  » a conclu le député de Saint-Jean.