Des mesures pour se sortir de la crise économique
Saint-Jean-sur-Richelieu, 16 février 2009 - Lors du Conseil national du Parti Québécois qui se tenait les 21 et 22 février derniers à Québec, Dave Turcotte, député de Saint-Jean à l’Assemblée nationale, ainsi qu’une délégation de la circonscription, ont participé aux échanges et débats portant sur l’important ralentissement économique que vit actuellement le Québec.
C’est sous le thème « Comment se sortir de la crise économique » qu’un panel de députés et d’économistes est venu expliquer aux militants, présidents d’exécutifs et députés présents, les raisons et les moyens de contrer les effets de la crise. François Legault, député de Rousseau et porte-parole de l’Opposition officielle en matière d’Économie et de Finances, Nicolas Marceau, professeur titulaire au Département des sciences économiques de l’Université du Québec à Montréal, Stéphane Paquin, professeur adjoint au département d’histoire et de sciences politiques de l’Université de Sherbrooke ainsi que Jean-Martin Aussant, député de Nicolet-Yamaska et porte-parole de l’Opposition officielle en matière d’Institutions financières et de Commerce international ont entretenu les membres du Parti Québécois sur la situation économique actuelle et sur les solutions à la crise.
Dave Turcotte, député de Saint-Jean à l’Assemblée nationale, a retenu plusieurs moyens principaux pour contrer les effets dans la région du Haut-Richelieu. Au terme de la semaine de la persévérance scolaire, où l’on apprenait que près d’un garçon sur deux quitte l’école secondaire sans diplôme, il apparaît primordial d’investir dans la formation de la main-d'œuvre. Au Québec, il existe de gros retards de productivité en comparaison avec les juridictions voisines. Cet écart ne se traduit pas par un manque d’heures travaillées, mais par un manque de productivité par heures travaillées. Une des principales raisons de cette baisse de productivité s’explique par la sous scolarisation de la main-d’œuvre.
Avant 1960, l’éducation n’était pas aussi accessible qu’aujourd’hui, c’est pourquoi bon nombre de travailleurs sont moins scolarisés que leurs équivalents américains ou canadiens. Un travailleur plus scolarisé produira plus dans une même heure qu’un travailleur moins scolarisé. « Plusieurs employés sont à risque de perdre leurs emplois, il faut s’assurer que les travailleurs du Québec puissent rivaliser avec ceux des États-Unis ou des autres provinces du Canada. Il faut dès maintenant se rendre compte qu’investir dans la formation de la main-d’œuvre rapportera beaucoup et il faut que le gouvernement de Jean Charest soumette une mesure dans ce sens lors du dépôt du prochain budget », a soutenu Dave Turcotte.
Les chiffres le disent, un travailleur « sans diplôme » touchera en moyenne 25 000 $ par année tandis qu’un « avec diplôme » touchera 32 000 $ par année. C’est en augmentant le salaire annuel des ménages que ces derniers seront plus enclins à consommer. La formation de la main-d'œuvre et la lutte au décrochage scolaire visent le même but; permettre aux travailleurs d’être plus productifs et ainsi augmenter leur revenu et leur consommation. Conscients de l’importance de la scolarisation comme facteur économique, les délégués du Conseil national ont adopté à l’unanimité une résolution mandatant l’aile parlementaire de s’assurer que la commission de l’éducation se donne un mandat d’initiative afin de faire le point sur le phénomène du décrochage scolaire au Québec, en se préoccupant particulièrement de la situation des garçons et en s’inspirant des histoires de réussite existantes dans certaines régions. Compte tenu de son orientation, ce mandat s’exercera dans le cadre d’une commission itinérante afin de rencontrer les acteurs dans leurs milieux de vie. La commission pourra également tenir des rencontres avec des personnes-ressources compétentes en matière de décrochage scolaire.
Avant le déclenchement de l’élection générale au mois de novembre, l’aile parlementaire du Parti Québécois avait obtenu une commission itinérante sur le décrochage scolaire. Avec la tenue de l’élection, la commission est morte au feuilleton. C’est donc fort de cette résolution que l’Opposition officielle reviendra à la charge lors de la rentrée parlementaire du 10 mars prochain.



