Grève à l'usine Prysmian de Saint-Jean - Qu'attend le gouvernement pour agir dans le dossier?
Saint-Jean-sur-Richelieu, le jeudi 29 octobre 2009 – Mardi dernier, Dave Turcotte, député de Saint-Jean à l’Assemblée nationale, a interpellé le ministre du Travail, Sam Hamad, lors de la période de questions et réponses orales ainsi que lors d’un débat de fin de séance, sur le sort des employés de l’usine Prysmian à Saint-Jean-sur-Richelieu.
« Les propriétaires de l’usine Prysmian de Saint-Jean-sur-Richelieu sont sur le point de mettre la clé dans la porte de l’usine. Prysmian a déjà délocalisé sa production dans des usines en Ontario et aux États-Unis. Au-delà de la cassette habituelle du ministre du Travail, qu’est-ce qu’il peut faire pour rassurer les gens de Saint-Jean qui sont sur le point de perdre leur emploi? ». C’est en ces termes que s’est exprimé le député Dave Turcotte qui se sent très concerné par la situation préoccupante.
Pendant que le ministre Hamad s’enlise dans les vœux pieux, Hydro-Québec certifie temporairement deux usines de Prysmian à l’extérieur du Québec, leur confiant ainsi des contrats d’une valeur totale de plus de cinq millions de dollars. De plus, selon les documents obtenus en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, Hydro-Québec s’apprête à certifier ces deux usines de façon permanente.
« Il y a aussi lieu de se demander pourquoi Hydro-Québec n’a pas demandé à l’usine Prysmian de soumissionner pour le projet de La Romaine, tandis que ses concurrentes soit General Cable et l’usine Alcan de Shawinigan ont été invitées à le faire », à déclaré le député sans détour.
N’ayant pas de nouvelles de l’employeur suite à la date butoir du 24 octobre, Dave Turcotte a demandé au ministre Hamad d’intervenir rapidement pour éviter que les employés de Prysmian ne relèvent maintenant du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale.
Le député de Saint-Jean entend poursuivre sans relâche son travail afin que la propriété collective d’une société d’État exploitant notre plus grande ressource naturelle, l’hydroélectricité, veuille dire encore quelque chose pour les deux cents travailleurs de Saint-Jean-sur-Richelieu touchés par l’insensibilité du gouvernement libéral.


