La pétition "un enfant, une place" est déposée à l'Assemblée nationale
Saint-Jean-sur-Richelieu, le mercredi 18 novembre 2009 –La députée d’Iberville, Marie Bouillé, et le député de Saint-Jean, Dave Turcotte, ont amassé 601 signatures de parents de la région pour la pétition « Un enfant, une place » visant le développement de nouvelles places en services de garde. Dans tout le Québec, c’est 17 000 signatures qui ont été recueillies pour cette pétition qui a été déposée hier à l’Assemblée nationale par Nicolas Girard, porte-parole de l'Opposition officielle en matière de Famille, en présence de parents, d’enfants et de dirigeants de CPE. « Le Québec vit actuellement un mini baby-boom, particulièrement dans notre région, et nous nous en réjouissons. Malheureusement, le développement des nouvelles places se fait au compte-gouttes par le gouvernement Charest et il ne suit pas l’évolution des naissances. Le cafouillage, l’improvisation et le manque de planification de ce gouvernement provoquent une crise d’accessibilité aux services de garde tout à fait inacceptable pour les parents », ont déclaré les députés Marie Bouillé et Dave Turcotte.
« De plus, l’engagement pris par Jean Charest durant la campagne électorale de 2008, à l’effet de créer 15 000 autres places, a été complètement dilué. Le Plan stratégique du ministère de la Famille, publié en juin dernier, nous apprend qu’il n’est plus question de développer 15 000 nouvelles places d’ici la fin du mandat, mais plutôt « d’autoriser 15 000 places d’ici 2012 ». Comment le premier ministre explique-t-il aux parents qui ont besoin d’une place maintenant, qu’ils n’en verront pas la couleur avant 2013, 2014 ou même 2015? », s’est inquiétée la députée d’Iberville.
« Le rythme de développement de places est nettement insuffisant pour répondre aux demandes des parents. Est-il normal que des parents attendent deux, trois, voire quatre ans avant d’obtenir une place dans un service de garde? On reçoit fréquemment des appels de parents découragés, stressés, angoissés parce qu’ils voient leur congé parental prendre fin et qu’ils n’ont pas de places. Certains doivent même retarder leur retour au travail ou payer un prix exorbitant dans des garderies privées. Comment peut-on tolérer une telle situation dans une société comme la nôtre? », se questionne Dave Turcotte.
À l’Assemblée nationale, hier, Marie Bouillé a sensibilisé le gouvernement à la situation des régions rurales, en prenant l’exemple de la municipalité de Saint-Alexandre. « Les CPE sont particulièrement importants, en région rurale, pour éviter que les parents parcourent plusieurs kilomètres pour y porter leurs enfants. C'est pourquoi Saint-Alexandre avait déposé un projet de développement d'une nouvelle installation. Ce projet était vivement souhaité par la population et avait reçu l'appui du CLD du Haut-Richelieu. La CRE Montérégie-Est avait également ciblé cette municipalité pour l'établissement d'un CPE. Malheureusement, le projet a été refusé par le ministère de la Famille, et aucune nouvelle place n'a été octroyée », a déclaré la députée d’Iberville.
En rencontre au mois de septembre dernier avec la directrice générale du Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu, Chantal Denis, Dave Turcotte a réaffirmé son appui au projet de création d'un CPE pour le Cégep, créant ainsi 80 places supplémentaires et s'inscrivant directement dans les mesures approchées pour contrer le décrochage scolaire.
Le ministre de la Famille a déjà déclaré deux fois plutôt qu’une que les parents devraient faire garder leur enfant par la voisine! « C’est inacceptable. La solution du Parti libéral c’est : « un enfant, une voisine ». Ce que nous réclamons aujourd’hui c’est que chaque parent puisse avoir accès à une place à 7 $ pour son enfant. Pour ce faire, le gouvernement doit accélérer maintenant le développement des nouvelles places et annoncer dès le prochain budget le développement des 15 000 places additionnelles», ont conclu les députés Marie Bouillé et Dave Turcotte.


