Le Parti Québécois fait reculer le ministre Tomassi
Saint-Jean-sur-Richelieu, le vendredi 12 juin 2009 – Les députés de Saint-Jean et d’Iberville à l’Assemblée nationale, Dave Turcotte et Marie Bouillé, se réjouissent du recul du ministre de la Famille, Tony Tomassi, qui, grâce aux pressions et arguments apportés par l’Opposition officielle et des intervenants du milieu, dont l’Association des CPE de la Vallée-des-Forts, a retiré les articles de la loi qui coupaient le lien entre les CPE et les bureaux coordonnateurs de la garde en milieu familial.
Ces articles réduisaient le mandat et le rôle des bureaux coordonnateurs en ce qui a trait à la formation et au perfectionnement des responsables de services de garde en milieu familial. De plus, la répartition des places ne se faisait plus en fonction des besoins des parents.
La volonté du ministre Tomassi de séparer les CPE des bureaux coordonnateurs reléguait au second plan les avancées des travailleuses en services de garde en milieu familial avec le projet de loi 51, une réponse au jugement Grenier qui invalidait la loi 8 adoptée par bâillon en décembre 2003 et qui brimait la liberté d’association de ces travailleuses.
Or, le ministre Tomassi voulait créer 165 nouveaux conseils d’administration en séparant les CPE des bureaux coordonnateurs. Coût de la lubie du ministre : 12 millions $ par année.
« J’ai rencontré les deux bureaux coordonnateurs de Saint-Jean, les CPE Joie-de-vivre et Le petit monde de Caliméro, qui m’ont affirmé que l’obstination du ministre était utopique et administrativement non viable. Ils m’ont également fait part du fait que le retrait du bureau coordonnateur allait fragiliser les CPE. Je suis fier de voir que les diverses pressions ont fait réfléchir le ministre Tomassi qui est finalement revenu sur sa décision », a déclaré Dave Turcotte, député de Saint-Jean.
« Avec les parents du Québec, nous avons mené une bataille qui aura rapporté. Le gros bon sens aura primé. Maintenant que le ministre Tomassi renonce à sa lubie, qui aurait constitué un gaspillage intentionnel de 12 millions $, nous lui demandons d’injecter ces fonds dans le développement de nouvelles places dans les circonscriptions d’Iberville et de Saint-Jean, notamment le projet de CPE à Saint-Alexandre. Ce sera nettement plus utile pour les parents qui sont en attente d’une place», a conclu Marie Bouillé.



