Près de 7000 personnes demandent à Hydro-Québec d'encourager l'économie québécoise
Québec, le mardi 16 février 2010 – Appuyé par une pétition signée par près de 7000 personnes et déposée aujourd’hui à l’Assemblée nationale, le député de Jonquière et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’énergie, Sylvain Gaudreault, réclame l’intervention de la vice-première ministre et ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, afin de demander à Hydro-Québec de poursuivre sa relation d’affaires avec des usines québécoises de câblage.
« Depuis cinq ans, 90 % des câbles achetés par Hydro-Québec l’ont été à des entreprises situées au Québec. Or, en 2009, cette proportion a chuté à 68 %. Le résultat est concret : des entreprises ont fermé leurs portes, des centaines de travailleurs se sont retrouvés à la rue. Il faut craindre le pire car d’autres entreprises sont en réflexion. Il faut donc que la ministre Normandeau cesse de louvoyer et demande à Hydro-Québec d’acheter québécois, comme le précise la politique d’achat d’Hydro-Québec en vigueur depuis le 14 août dernier », a déclaré Sylvain Gaudreault.
Il rappelle que depuis l’été dernier, la chef de l’opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois, de même que les députés de Saint-Jean, Dave Turcotte, et de Prévost, Gilles Robert, interpellent le gouvernement Charest pour lui faire réaliser qu’Hydro-Québec contribue à la perte d’emplois au Québec en s’approvisionnant dorénavant ailleurs, en Ontario et aux États-Unis notamment.
Le député de Prévost souligne que l’entreprise General Cable située à Saint-Jérôme est actuellement fermée pour une période indéterminée. « C’est plus de 150 familles qui sont dans la rue et qui vivent dans l’incertitude. Qu’attend le gouvernement Charest pour rappeler Hydro‑Québec à ses obligations? », se demande Gilles Robert.
De son côté, le député de Saint-Jean, Dave Turcotte, s’inquiète pour plus de 200 travailleurs et leur famille, puisque la compagnie Prysmian s’apprête à fermer son usine de Saint‑Jean‑sur‑Richelieu. « Il est totalement incompréhensible qu’Hydro-Québec cherche à s’approvisionner à l’extérieur du Québec alors que nous avons l’expertise et les installations déjà en place. Il est tout aussi inacceptable d’apprendre qu’Hydro-Québec cherche à certifier des usines de Prysmian en Caroline du Sud et en Ontario. Quelle est la logique, à part celle de se faire complice de la perte d’emplois au Québec? », a poursuivi M. Turcotte.
Pour sa part, la chef de l’opposition officielle et députée de Charlevoix comprend l’exaspération des travailleurs à l’usine de General Cable à La Malbaie. « Le mois dernier, il y a encore eu des mises à pied. C’est une perte de 70 emplois qui s’annonce. Pour l’économie charlevoisienne, c’est un dur coup mais ce qui est inconcevable, c’est qu’il faille se mobiliser pour une évidence : Hydro-Québec, avec son levier économique, doit contribuer à l’économie du Québec et encourager l’achat québécois. Il ne faut pas simplement le dire, il faut aussi le faire », a conclu Pauline Marois.


