Parti QuébécoisDave Turcotte, Saint-Jean
Porte-parole de l'opposition officielle en matière d'emploi, de solidarité sociale et de lutte à la pauvreté
Deuxième whip adjoint de l'opposition officielle

Jean Charest dévoile enfin son vrai visage : il préfère Ottawa aux Québécois!

Les temps sont durs et la crise économique ne s’est pas entièrement résorbée, quoi qu’en disent les libéraux. Avant d’imposer davantage de taxes aux Québécois et de hausser les tarifs des services essentiels comme l’hydroélectricité, une solution existe! Aller chercher les 8 milliards de dollars qu’Ottawa doit au Québec pour divers comptes en souffrance que le gouvernement fédéral refuse de régler.

En ce sens, le député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant, a déposé une motion le 30 septembre à l’Assemblée nationale pour :

« Que l’Assemblée nationale exige du gouvernement du Québec qu’il récupère les 8 milliards du gouvernement fédéral avant d’envisager des hausses de tarifs généralisées affectant les Québécois et les Québécoises ».

Après avoir reporté le vote au lendemain, les libéraux ont finalement voté contre la motion. Plus que jamais, il apparaît évident que Jean Charest a peur de mener des actions déterminées et musclées face à Ottawa. Il préfère courber l’échine que de défendre les Québécois. Plutôt que de faire une bataille en règle avec Ottawa afin d’aller chercher au moins 8 G$, Jean Charest préfère piger dans la poche des Québécois.

En refusant de voter pour cette motion qui aurait fait l’unanimité à l’Assemblée nationale, Jean Charest vient de mettre à la poubelle le peu de rapport de force qui lui restait. Il vient aussi de confirmer que le dernier budget de Monique Jérôme-Forget ne vaut rien puisqu’il renfermait des résultats que le Québec escomptait obtenir d’Ottawa au cours de l’année. Cela ne tient plus aujourd’hui. En effet, la page G-23 du dernier budget renferme une réalité que le premier ministre Charest veut cacher aux Québécois : « (…) Depuis 10 ans, les trois provinces qui ont le plus bénéficié de la hausse des transferts fédéraux sont l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique ».

De la bouillie pour les chats

Pour couronner le tout, le ministre des Finances, Raymond Bachand a affirmé que les demandes financières du Québec auprès d’Ottawa sont de la bouillie pour les chats.

Comment pourra-t-il être pris au sérieux auprès de son homologue fédéral? Comment peut-il s’attendre à ce que les Québécois obtiennent ce qui leur est dû s’il n’y croit pas lui-même et ne fait pas les efforts?

Pour le Parti Québécois, réclamer au gouvernement fédéral qu’il paie les 8 G$ qu’il doit au Québec n’est pas une question de chicane, comme l’interprète le gouvernement libéral. Il s’agit de corriger l’injustice du gouvernement fédéral pratiquée à l’endroit du Québec.

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