La réduction des émissions de gaz à effet de serre, c’est l’affaire de tous! Les libéraux font une fausse consultation.
En vue de la 15e Conférence de l’ONU sur les changements climatiques qui aura lieu à Copenhague du 7 au 18 décembre prochain, Pauline Marois a dévoilé cette semaine la cible du Parti Québécois en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et a souligné le manque de courage des libéraux en la matière.
« Pour lutter efficacement contre les changements climatiques, le Québec doit être un chef de file et se fixer une cible ambitieuse. Nous partageons entièrement la cible proposée par la communauté scientifique internationale, soit une réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 25 % en dessous des niveaux de 1990 », a indiqué Pauline Marois.
Les cibles doivent être ambitieuses et à la hauteur de l’urgence d’agir, ce qui n’est pas le cas. Aucun des scénarios envisagés par le gouvernement Charest n’aborde l’objectif jugé crucial par la communauté scientifique et la communauté internationale. Pourquoi le gouvernement du Québec ne démontre-t-il pas d’initiative ni ne fait-il preuve de vision ?
À preuve, la veille, la ministre a rendu public son document intitulé « Quelle cible de réduction d’émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2020 ? » en vue des consultations particulières et auditions publiques qui auront lieu du 22 octobre au 4 novembre prochains. C’est le Parti Québécois qui a exigé la tenue de cette consultation en commission parlementaire parce que toute la population devra se mobiliser pour atteindre les objectifs. Mais la consultation n’est pas ouverte au grand public! Il s’agit d’une consultation sur invitation seulement. Au moment d’annoncer la tenue de cette fameuse consultation, toutes les invitations avaient été faites et l’horaire des présentations était déjà monté. Ce n’est pas ce que souhaitait le Parti Québécois. Le débat sur les moyens à mettre en œuvre doit être large et ouvert.
Le Québec bâillonné
Le Canada est le mauvais élève international en matière de changements climatiques et malheureusement c’est le gouvernement fédéral qui représentera le Québec à cette conférence. Malgré les belles séances de photo de Jean Charest, le Québec sera en réalité forcé d’accepter la position canadienne qui ne reflète pas les valeurs québécoises.
Un Québec souverain n’aurait pas eu à rester en retrait d’un lieu de décision important pour l’avenir de notre environnement. Être souverain, c’est parler en son propre nom, c’est participer aux négociations et aux décisions qui auront une influence sur notre quotidien et c’est aussi la responsabilité d’appliquer un traité international.
Consultez la nouvelle, l’extrait de la conférence de presse et le communiqué de presse pour en savoir plus.


