Les libéraux refusent de donner la primauté aux droits des femmes. Le Parti Québécois défend l’égalité homme femme.
Cette semaine à l’Assemblée nationale, dans le cadre du projet de loi 16 visant à encadrer la gestion des pratiques relatives à la diversité culturelle dans l’administration publique, les débats ont de nouveau porté sur l’égalité hommes femmes.
Le retour du débat sur les accommodements raisonnables prend sa source dans la politique de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) d’accommoder des juifs hassidiques ou des musulmans désireux de passer un examen avec un évaluateur du même sexe. Le projet de loi 16 suggère de rendre légales de telles pratiques.
Les libéraux de Jean Charest ont encore démontré qu’ils accordent plus d’importance aux droits religieux qu’à la laïcité. La ministre de l’Immigration, Yolande James, a rappelé ad nauseam la déclaration sur les valeurs québécoises que tous les nouveaux immigrants doivent désormais signer. Mais à quoi bon si l’administration publique ne respecte même pas les trois valeurs fondamentales du Québec, que sont la laïcité, l’égalité entre les hommes et les femmes et la primauté du fait français?
La ministre de la condition féminine, Christine Saint-Pierre, endosse complètement le traitement particulier que la SAAQ accorde à certains clients pour des motifs religieux, apprenait-on vendredi matin, aujourd'hui, sur les ondes de la radio de Radio-Canada.
Les libéraux n’ont jamais osé véritablement attaquer la question. À la suite de la commission Bouchard-Taylor, l’an dernier, les deux commissaires avaient suggéré que l’État précise et formalise sa vision de la laïcité et des rapports interculturels. Ce que le gouvernement Charest n’a jamais fait. En fait, à part avoir ajouté les mots : « Les droits et libertés énoncés dans la présente Charte sont garantis également aux femmes et aux hommes » dans le préambule de la Charte, le gouvernement Charest n’a rien fait de sérieux dans le dossier.
Le problème n’est pas la tolérance, mais bien l’absence de balises, ce qui permet de faire primer la liberté religieuse sur l’égalité homme femme. Pour le Parti Québécois, un traitement particulier en est un de trop lorsqu’il est question de l’égalité homme femme.
Jean Charest insiste sur le fait qu’il y a eu six demandes de traitements sexistes à la SAAQ sur 26 000 examens passés. Le premier ministre refuse de prendre position et se cache derrière ses ministres, la Commission des droits de la personne, la SAAQ, etc.
Le Parti Québécois a clairement pris position en faveur d’un État laïque. La laïcité doit avoir des balises claires, dont il faut discuter en commission parlementaire!
Écoutez Pauline Marois en entrevue sur le sujet!


