Dave Turcotte

Député de Saint-Jean

Circonscription
jeudi 5 septembre, 2013
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Description de la circonscription
Portrait de la circonscription
Les députés de Saint-Jean
Je la connais mon histoire - 155 ans de représentation parlementaire
Résultats électoraux 

 

Description de la circonscription

La circonscription électorale de Saint-Jean comprend la municipalité de Saint-Blaise-sur-Richelieu et les secteurs L'Acadie, Saint-Jean et Saint-Luc de la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu. Voir la carte de la circonscription : Cliquez ici

Saint-Blaise-sur-Richelieu 
La municipalité de Saint-Blaise-sur-Richelieu fut fondée le 20 juin 1892 à partir de détachements des paroisses de Saint-Jean-l'Évangéliste (Saint-Jean-sur-Richelieu), Sainte-Marguerite-de-Blairfindie (L'Acadie) et de Saint-Valentin. Cette municipalité est reconnue pour ses pratiques agricoles à grande échelle. D'une superficie totale de 68,42 kilomètres carrés, sa population est évaluée à 2 040 habitants lesquels se nomment Blaisoise et Blaisois.

Saint-Jean-sur-Richelieu 
La nouvelle ville de Saint-Jean-sur-Richelieu est issue du regroupement survenu le 24 janvier 2001 des villes de Saint-Luc, Iberville et Saint-Jean-sur-Richelieu, de la municipalité de L'Acadie et de la paroisse de Saint-Athanase. D'une superficie totale de 225,61 kilomètres carrés, sa population est évaluée à 86 802 habitants lesquels se nomment Johannaise et Johannais.

Secteur Saint-Jean 
L’ancienne municipalité de Saint-Jean-sur-Richelieu doit son nom au fort Saint-Jean érigé en 1666-1667 par les soldats du régiment de Carignan-Salières. Cette place fortifiée joue alors un rôle important dans l’histoire du pays et principalement lors de la guerre de l’Indépendance américaine dont les artisans cherchent à se soustraire à la tutelle britannique et, du même souffle, à s’approprier la Nouvelle-France.

C’est au cours du XIXe siècle que la petite localité issue de l’activité militaire, nommée parfois «Town of Dorchester», connaîtra une phase de croissance économique sans précédent ainsi que l’épanouissement de ses plus beaux fleurons. En 1828, la paroisse Saint-Jean-l’Évangéliste voit le jour à l’aube d’une expansion nouvelle pour cette municipalité rayonnante. On inaugure en 1836 le premier chemin de fer canadien qui relie à l’époque Saint-Jean à La Prairie. Puis, en 1843, l’ouverture du canal de Chambly permet enfin de contourner les rapides jusqu’alors infranchissables du Richelieu.

La suite des événements confirmera les vocations commerciale et industrielle ainsi que le statut de capitale régionale de cette laborieuse municipalité. Grâce à l’accroissement des activités portuaires et ferroviaires, Saint-Jean devient alors la principale porte de commerce entre les États-Unis et le Canada.

Du village érigé en 1848, elle est proclamée Municipalité de Ville en 1856. Vouée à un développement incontournable, elle embrasse la deuxième moitié du siècle en saluant l’établissement d’institutions qui formeront la trame de la municipalité d’aujourd’hui. Et en dépit des changements historiques qui ont nourri sa destinée, Saint-Jean-sur-Richelieu demeurera fidèle aux événements qui l’ont vue naître puisqu’elle connaîtra une présence militaire continue jusqu’aux jours récents de son existence.

On y retrouve un milieu urbanisé avec tous les commerces, produits de consommation et services d'une ville-centre. Elle réunit la maturité de quartiers bien établis, des zones résidentielles nouvelles, d'autres d'aspect champêtre en raison la campagne voisine ou encore, des quartiers plus animés comme le Vieux-Saint-Jean. Les activités industrielles sont appuyées par des infrastructures régionales comme l'aéroport.

Secteur Saint-Luc 
L’histoire de Saint-Luc suit un cours hors des sentiers battus, dérogeant du cheminement traditionnel des villes du Québec qui ont généralement pris naissance autour d’un centre nerveux, très souvent un poste militaire ou une église. Les sources auxquelles s’est abreuvée l’histoire luçoise coulent d’abord du côté du hameau Sainte-Thérèse où le régiment de Carignan-Salières construit des fortifications en 1665, avant celles de Saint-Jean.

Quelques colons s’établissent non loin de la place forte et tracent les premiers sillons d’une histoire nouvelle. Un chemin aménagé au milieu des savanes et des marécages entre La Prairie et Saint-Jean constitue un terreau assez fertile pour voir s’installer graduellement un nouveau noyau d’habitants. La plupart de ces colons relèvent de la paroisse de La Prairie et deviennent ensuite paroissiens de Sainte-Marguerite-de-Blairfindie après sa création en 1784. Les nombreuses représentations des colons auprès de l’archevêché porteront finalement fruit puisque c’est autour du Coteau-des-hêtres que la paroisse de Saint-Luc prendra racine et érigera son église.

En raison de la proximité des voies autoroutières, de Montréal et de sa rive-sud, Saint-Luc a développé au cours des dernières années un créneau résidentiel qui a favorisé la venue des familles ainsi que de nouveaux ménages dont le travail les dirige quotidiennement du côté des centres urbains. Saint-Luc comporte en outre une zone agricole considérable qui mène jusqu'à L'Acadie.

Secteur L'Acadie
Considérée comme l’une des plus anciennes paroisses du Haut-Richelieu, Sainte-Marguerite-de-Blairfindie dessert à l’époque de sa création le territoire de l’actuel secteur L’Acadie qui portera successivement plusieurs toponymes dont ceux de Petite Cadie, Blairfindie, lacadie et L’Acadie. 

Dès la seconde moitié du XVIIIe siècle, des colons s’établissent sur les rives de la «Petite-rivière-de-Montréal» (rivière L’Acadie). Le défrichement des terres fertiles de la vallée va déjà bon train quand arrivent, à partir de 1763 et par grappes successives, des exilés acadiens trouvant enfin refuge après des années d’errance.

Leur établissement donne un élan à la colonisation, à la démographie et au développement du secteur. Il laissera finalement des traces jusque dans l’appellation de la localité. Mais la situation géographique de L’Acadie, établie en retrait des routes principales, et surtout le passage du chemin de fer entre La Prairie et Saint-Jean, contribuent à la migration de la population vers la zone urbaine de Saint-Jean qui, à cette époque, fait déjà figure de capitale régionale.

L'histoire continue d'y suivre son cours puisque l'on retrouve un peu partout sur son territoire de vieilles maisons patrimoniales qui font la fierté de leurs résidents. L'ensemble architectural composé de l'église, du presbytère et de la maison du bedeau forme d'ailleurs un lieu historique unique au Québec.
 

Références : 
Site de la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu 
Site de la MRC du Haut-Richelieu

  

Portrait de la circonscription       

Circonscriptions contiguës 
Chambly 
Huntingdon 
Iberville 
La Prairie 
La Pinière

Superficie 
243,47 km2

Population électorale 
56 690 électeurs en date du 8 décembre 2008

Dossier socio-économique
Dossier socio-économique de la circonscription de Saint-Jean (Mise à jour mai 2006)

Référence : 
Site du Directeur général des élections du Québec
 

Les députés de Saint-Jean

1854-1867     François Bourassa, fils
1867-1900     Félix-Gabriel Marchand
1900-1908     Philippe-Honoré Roy
1908-1910     Gabriel Marchand
1910-1912     Marcellin Robert
1912                Lomer Gouin
1913-1919     Marcelin Robert
1919-1940     Alexis Bouthillier
1941-1960     Jean-Paul Beaulieu
1960-1966     Philodor Ouimet
1966-1970     Jérôme Proulx
1970-1976     Jacques Veilleux
1976-1985     Jérôme Proulx
1985-1989     Pierre Lorrain
1989-1994     Michel Charbonneau
1994-2003     Roger Paquin
2003-2007     Jean-Pierre Paquin
2007-2008     Lucille Méthé
2008-...           Dave Turcotte


François Bourassa, fils
(1854-1867)
Parti libéral du Québec

• Naissance : 5 juin 1813 à L’Acadie
• Décès : 13 mai 1898 à Saint-Valentin
• Profession : Fermier et capitaine de milice

En plus d’avoir contribué à l’abolition du système seigneurial, François Bourassa, fils, s’est fait connaître au plan local et provincial comme le défenseur et le promoteur de l’agriculture au pays. Il avait pour frère l’architecte, peintre et écrivain Napoléon Bourassa dont le nom a été retenu pour baptiser l’école primaire de L’Acadie. Son neveu, Henri Bourassa, fils de Napoléon, s’est également illustré comme député sur la scène politique fédérale et provinciale et comme fondateur du journal Le Devoir.

Sur le plan politique, il agit d’abord comme conseiller municipal de la paroisse de Saint-Jean-l’Évangéliste au Conseil du comté de Chambly de 1850 à 1854 avant d’être élu comme premier député de Saint-Jean à la suite de la création de la circonscription en 1854.

François Bourassa, fils, est d’abord député au Parlement de la Province du Canada sous le régime de l’Union du Haut et du Bas-Canada, puis à la Chambre des communes avec l’avènement de la Confédération, le 1er juillet 1867, projet auquel il s’opposa. Il siège à Ottawa jusqu’en 1896.

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Félix-Gabriel Marchand
(1867-1900)
Parti libéral du Québec

• Naissance : 9 janvier 1832 à Saint-Jean-sur-Richelieu
• Décès : 25 septembre 1900 à Québec
• Profession : Agriculteur, notaire, écrivain, lieutenant-colonel de milice, journaliste et fondateur des journaux Le Franco Canadien et le Canada Français
• Fonctions : Ministre (1878-1879), Orateur (président) de l’Assemblée législative (1887-1891) et Premier ministre du Québec et Trésorier (1897-1900)
• Lien de parenté : Père de Gabriel Marchand, député de Saint-Jean (1908-1910)

Conseiller municipal de Saint-Jean de 1858 à 1859, Félix-Gabriel Marchand est élu député de Saint-Jean à la suite de l’avènement de la Confédération en 1867. Il est réélu sans discontinuité pendant 33 ans, soit jusqu’à sa mort.

Il devient ministre en 1878 en étant nommé secrétaire et registraire de la province puis commissaire des terres de la couronne. Il redevient député suite à la défaire du gouvernement libéral. Au moment de la démission d’Honoré Mercier en 1892, Félix-Gabriel Marchand devient chef du Parti libéral et chef de l’opposition. En 1897, il remporte les élections générales et il est assermenté comme onzième premier ministre. Il assume également la charge de trésorier afin de redresser les finances de la province qui sont déficitaires. Après deux ans de saine administration, il est en mesure de dégager des surplus budgétaires. Son gouvernement connut l’échec du projet de loi visant à améliorer le système scolaire et à la création d’un ministère de l’instruction publique, lequel fut bloqué par le conseil législatif sous l’influence des évêques.

Alors qu’il était député de Saint-Jean, il obtint les crédits nécessaires pour la rénovation du Palais de justice et le versement d’indemnités aux victimes du grand incendie qui avait dévasté le centre-ville de Saint-Jean en 1876.

À Saint-Jean-sur-Richelieu, le souvenir de Félix-Gabriel Marchand a été immortalisé par l’attribution de son nom à une école secondaire, à l’un des ponts reliant les deux rives de la ville ainsi qu’au parc public situé à l’arrière du Palais de justice. La Chambre de commerce du Haut-Richelieu a également honoré la mémoire de ce grand homme en créant les prix Félix-Gabriel-Marchand qu’elle décerne annuellement lors d’un gala soulignant l’excellence dans la région.

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Archives liées à ce parlementaire


Merci à Diane Boudreau pour la vidéo sur Félix-Gabriel Marchand


Philippe-Honoré Roy
(1900-1908)
Parti libéral du Québec

• Naissance : 30 juillet 1847 à Henryville
• Décès : 17 décembre 1910 à Montréal
• Profession : Avocat et homme d’affaires
• Fonction : Orateur (président) de l’Assemblée législative (1907-1908)
• Lien de parenté : Beau-frère de Louis Molleur, député d’Iberville (1867-1881)

Philippe-Honoré Roy fut promoteur et président de la Compagnie du chemin de fer de la vallée est du Richelieu, président de la Banque de Saint-Jean de janvier 1904 à mai 1908, propriétaire de l’aqueduc de la ville de Saint-Jean et de plusieurs fermes dans les environs de Saint-Jean et d’Iberville.

Sur le plan politique, il fut cofondateur du Parti national en 1871. Candidat libéral défait dans Iberville aux élections provinciales de 1890. Candidat conservateur défait dans Saint-Jean-Iberville aux élections fédérales de 1896. Lors de l’élection générale de 1900, il est élu député de Saint-Jean à l’Assemblée législative et réélu à l’élection générale de 1904. Il se retire de la politique au moment de la dissolution de la législature le 6 mai 1908. Il se présente à la mairie de Montréal en 1908 où il est défait.

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Interventions à l'Assemblée :



Gabriel Marchand
(1908-1910)
Parti libéral du Québec
 
• Naissance : 29 janvier 1859 à Saint-Jean-sur-Richelieu
• Décès : 16 septembre 1910 à Saint-Jean-sur-Richelieu
• Profession : Avocat, auteur, fonctionnaire et rédacteur en chef du journal Le Canada Français
• Lien de parenté : Fils de Félix-Gabriel Marchand, député de Saint-Jean (1867-1900) et ancien Premier ministre du Québec (1897-1900)

Gabriel Marchand fut commissaire scolaire de 1908 à 1910 et conseiller municipal de la ville de Saint-Jean de janvier à juin 1908, moment de son élection comme député de Saint-Jean.

Gabriel Marchand siège à l’Assemblée législative de Québec au cours des sessions de mars à mai 1909 et de mars à juin 1910. Cependant, sa carrière politique prometteuse prend fin brusquement lorsqu’il décède d’une crise cardiaque à l’âge de 51 ans et 7 mois.


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Marcellin Robert
(1910-1912) et (1913-1919)
Parti libéral du Québec
 

• Naissance : 21 mai 1846 à Saint-Édouard
• Décès : 14 janvier 1925 à Saint-Blaise-sur-Richelieu
• Profession : Agriculteur et propriétaire d’une briqueterie

Maire de la paroisse de Saint-Blaise de 1898 à 1917, préfet du comté de Saint-Jean de 1913 à 1917, Marcellin Robert est élu député de Saint-Jean lors de l’élection partielle du 29 décembre 1910. À l’élection générale de 1912, les libéraux de Saint-Jean sont divisés entre Marcellin Robert et d’autres candidats intéressés à l’investiture. Pour mettre fin à cette mésentente, Marcellin Robert se retire en faveur du premier ministre du Québec, Lomer Gouin qui est élu député de Saint-Jean. Un an et demi plus tard, Marcellin Robert brigue de nouveau les suffrages après la démission de Lomer Gouin et il redevient député de Saint-Jean en gagnant l’élection partielle du 10 novembre 1913.

C’est durant le deuxième mandat de Marcellin Robert qu’a été construit le pont Gouin en 1915-1916. Réélu pour un troisième mandat en 1916, Marcellin Robert se retire de la vie politique au moment du déclenchement des élections générales du 23 juin 1919.

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Lomer Gouin
(1912)
Parti libéral du Québec
 

• Naissance : 19 mars 1861 à Grondines
• Décès : 28 mars 1929 à Québec
• Profession : Avocat, procureur, administrateur de corporations commerciales
• Fonctions : Ministre (1900-1905), Premier ministre du Québec (1905-1920)

Lomer Gouin fait ses débuts en politique en 1897 comme député de la 2e division de la circonscription de Montréal à l’Assemblée législative de Québec. En 1900, il devient ministre en étant nommé commissaire des travaux publics. Par la suite, il est ministre de la colonisation et des travaux publics de 1901 à 1905. Lomer Gouin occupe le fauteuil de premier ministre du Québec de 1905 à 1920.

Peu après le déclenchement des élections générales fixées au 15 mai 1912, Lomer Gouin apprend que la candidature de Marcellin Robert est l’objet de dissensions chez les libéraux de Saint-Jean. Après les sollicitations répétées d’électeurs influents et pour bloquer l’élection d’un candidat conservateur, Lomer Gouin présente sa candidature et se fait élire député de Saint-Jean en même temps qu’il et réélu député de Portneuf, sa circonscription natale. Ne pouvant représenter deux circonscriptions, Lomer Gouin remet sa démission comme député de Saint-Jean le 14 novembre 1912, soit 6 mois après son élection.

Le souvenir de Lomer Gouin est demeuré vivaces à Saint-Jean-sur-Richelieu avec le pont Gouin et le boulevard Gouin qui furent nommés en son honneur en 1922.

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Alexis Bouthillier
(1919-1940)
Parti libéral du Québec
 
 

• Naissance : 29 juillet 1870 à Saint-Constant
• Décès : 4 décembre 1940 à Saint-Jean-sur-Richelieu
• Profession : Médecin omnipraticien

Alexis Bouthillier est maire de la ville de Saint-Jean depuis 6 mois lorsqu’il accepte d’être candidat aux élections générales du 23 juin 1919. Il remporte l’élection et devient député de Saint-Jean tout en demeurant maire de la ville jusqu’en janvier 1923. Il occupa la fonction de député de Saint-Jean jusqu’à l’élection de 1939, où il est élu député de la nouvelle circonscription de Saint-Jean-Napierville, formée de la circonscription de Saint-Jean et d’une partie de la circonscription de La Prairie-Napierville. Le docteur Alexis Bouthillier décède, dans l’exercice de ses fonctions, le 4 décembre 1940 à la suite d’une collision ferroviaire survenue à la traverse à niveau de la rue Champlain à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Les mandats successifs d’Alexis Bouthillier comme député de Saint-Jean ont été marqués par la construction d’un nouvel hôpital dans la ville de Saint-Jean, édifice qui sert encore aujourd’hui aux soins de santé (Centre hospitalier de soins de longue durée Georges-Phaneuf). C’est également avec des subventions obtenues par Alexis Bouthillier qu’ont été amorcés les travaux de construction de la Centrale catholique aujourd’hui appelée Centre culturel Fernand-Charest et ceux du Séminaire de Saint-Jean, emplacement actuel du Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Alexis Bouthillier a été honoré de son vivant en 1922 lorsque le conseil municipal remplaça le nom de la rue Queen pour celui de Bouthillier. Le nom de Bouthillier fut maintenu par la Ville en 1988 lorsque cette artère fut scindée en deux pour créer les rues Bouthillier Nord et Sud. Enfin, l’ex-commission scolaire régionale Honoré-Mercier lui a rendu hommage en donnant, en 1972, le nom École Dr-Alexis-Bouthillier à un établissement scolaire de niveau secondaire dans le quartier Saint-Eugène.

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Jean-Paul Beaulieu
(1941-1960)
Union nationale

• Naissance : 22 janvier 1902 à Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix
• Décès : 14 novembre 1976 à Montréal
• Profession : Comptable agrée
• Fonction : Ministre de l’Industrie et du Commerce (1944-1960)

Jean-Paul Beaulieu s’implique d’abord à titre de commissaire scolaire de 1937 à 1949. Sur la scène provinciale, il se porte candidat en 1936 dans la circonscription de Saint-Jean et en 1939 dans la circonscription de Saint-Jean-Napierville. Défait lors de ces deux élections, Jean-Paul Beaulieu, remporte cependant l’élection partielle du 6 octobre 1941 et devient député de Saint-Jean-Napierville. Suite au redécoupage de la carte électorale, Jean-Paul Beaulieu est élu député de la nouvelle circonscription de Saint-Jean à l’élection de 1944 et ce jusqu’en 1960 où il est défait tout comme en 1962. En 1965, il est élu député conservateur de Saint-Jean-Iberville à la Chambre des communes à Ottawa. Défait aux élections fédérales de 1968, il se retire alors définitivement de la scène politique.

Jean-Paul Beaulieu a laissé sa marque dans l’histoire du Québec en proposant le 21 janvier 1948 au Conseil des ministres l’adoption du fleurdelisé comme drapeau officiel du Québec. Il a contribué à la venue de plusieurs industries telles que la Brown Boveri devenue la Westinghouse, la Saint Regis Paper portant maintenant le nom de Cyanamid et la construction d’école dont l’École des arts et métiers maintenant appelée l’École professionnelle des métiers, l’École Forget devenue l’École Bruno-Choquette, l’École Félix-Gabriel-Marchand et l’école secondaire Beaulieu nommée ainsi en l’honneur de l’éducateur Alexandre-Josaphat Beaulieu, père du député. C’est sous le mandat de Jean-Paul Beaulieu qu’a été construit le nouveau pont reliant les deux rives du Richelieu, initialement désigné pont Beaulieu, nom remplacé en 1965 pour celui de pont Félix-Gabriel-Marchand.

La mémoire de Jean-Paul Beaulieu a été perpétuée par la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu par l’atrribution de son nom à un parc public situé dans le secteur Notre-Dame-Auxiliatrice et à une rue dans le quartier Saint-Eugène.

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Archives liées à ce parlementaire


Philodor Ouimet
(1960-1966)
Parti libéral du Québec

• Naissance : 24 mars 1909 à Saint-Jean-sur-Richelieu
• Décès : 23 mars 1990 à Saint-Jean-sur-Richelieu
• Profession : Homme d’affaires et industriel

Philodor Ouimet s’implique d’abord en politique municipale comme conseiller de la paroisse Saint-Jean-l’Évangéliste de 1948 à 1953, maire de 1953 à 1967 et préfet du comté de Saint-Jean de 1955 à 1956. Il est candidat libéral défait lors de l’élection partielle du 19 décembre 1955 dans le comté fédéral de Saint-Jean-Iberville-Napierville. Il est élu député de Saint-Jean en 1960 et réélu en 1962. Philodor Ouimet contribue grandement à l’implication de trois usines à Saint-Jean, soit la Dominion Textiles en 1964 ainsi que les Tissus Richelieu et la CCm en 1965. C’est également sous son mandat que le projet de construction de l’Hôpital du Haut-Richelieu est amorcé. Il est défait lors de l’élection générale de 1966.

La rue Ouimet située dans le quartier Saint-Eugène, à Saint-Jean-sur-Richelieu, rappelle le souvenir de cet homme politique.

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Jérôme Proulx
(1966-1970) et (1976-1985)
Union nationale, Indépendant, Parti Québécois

• Naissance : 28 avril 1930 à Saint-Jérôme
• Profession : Professeur de littérature au Collège militaire de Saint-Jean
• Fonction : Whip officiel du gouvernement (1976-1979)

Jérôme Proulx est élu député de Saint-Jean lors de l’élection générale de 1966 sous la bannière de l’Union nationale. Au cours de ce premier mandat (1966-1970), il obtient le feu vert pour la construction de l’Hôpital du Haut-Richelieu et il participe à la création du Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu. À l’automne 1969, la carrière politique de Jérôme Proulx prend une nouvelle direction lorsqu’il refuse de donner son vote en faveur du projet de loi 63 qui accorde le libre choix de la langue d’enseignement. Il quitte alors l’Union nationale le 11 novembre 1969 pour siéger comme député indépendant pendant 15 jours avant d’adhérer au Parti Québécois dès le 26 novembre 1969. En prenant cette décision, Jérôme Proulx devient le premier député de ce parti à siéger à l’Assemblée nationale du Québec. Jérôme Proulx est défait lors des élections de 1970 et de 1973 sous la bannière du Parti Québécois.

Élu député de Saint-Jean à l’élection générale du 15 novembre 1976, Jérôme Proulx fait donc partie du premier gouvernement souverainiste de l’histoire du Québec. Jérôme Proulx est nommé adjoint parlementaire du ministre des Affaires culturelles de 1980 à 1984. À la suite d’un désaccord avec son parti, Jérôme Proulx siège comme député indépendant du 22 novembre 1984 jusqu’en décembre 1984. Il est défait à l’élection de 1985 sous la bannière du Parti Québécois.

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Archives liées à ce parlementaire


Jacques Veilleux
(1970-1976)
Parti libéral du Québec

• Naissance : 25 février 1939 à Saint-Georges
• Profession : Professeur au secondaire et chef syndicaliste

Jacques Veilleux est élu député de Saint-Jean lors de l’élection du 29 avril 1970 qui porte Robert Bourassa au pouvoir à Québec. Peu de temps après l’élection , Jacques Veilleux est nommé membre de la Commission parlementaire sur le travail et la main-d’œuvre ainsi que membre de la Commission parlementaire sur l’éducation et les communications. De 1971 à 1973, il préside la Commission parlementaire sur la liberté de presse au Québec. Il a également été adjoint parlementaire du ministre des communications du 13 novembre 1973 au 22 octobre 1975, puis du ministre du travail et de la main-d’œuvre du 22 octobre 1975 au 18 octobre 1976. 

Le travail du député Jacques Veilleux se concrétise avec la construction de la Polyvalente Chanoine-Armand-Racicot, inaugurée en 1971 et par la fusion des corporations de l’ancien et du nouvel Hôpital du Haut-Richelieu. Il favorise également le regroupement des commissions scolaires de son comté, ce qui amène en 1972 la fondation de la Commission scolaire Saint-Jean-sur-Richelieu. Sur le plan des affaires municipales, Jacques Veilleux obtient une subvention pour combler le déficit résultant de la fusion le 25 avril 1970 de la Cité de Saint-Jean avec la municipalité de la paroisse Saint-Jean-l’Évangéliste. Il est défait aux élections de 1976 et de 1981. 

Afin de perpétuer dans la mémoire collective le souvenir de ce député, la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu a attribué en 1974 le nom de Veilleux à une rue située dans le quartier Saint-Eugène.

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Pierre Lorrain
(1985-1989)
Parti libéral du Québec

• Naissance : 21 avril 1942 à Farnham
• Décès : 24 décembre 2004 à Saint-Jean-sur-Richelieu
• Profession : Avocat
• Fonction : Président de l’Assemblée nationale (1985-1989)

Pierre Lorrain est élu député de Saint-Jean lors de l’élection générale du 2 décembre 1985 qui reporte Robert Bourassa au pouvoir comme premier ministre du Québec. Le 16 décembre 1985, la candidature de Pierre Lorrain au poste de président de l’Assemblée nationale du Québec est acceptée à l’unanimité par les parlementaires. Fait exceptionnel, c’est la troisième fois depuis 1867 que l’Assemblée élisait un député de Saint-Jean à la présidence. Pierre Lorrain occupera cette importante fonction jusqu’à l’ouverture de la première session de la 34e législature le 28 novembre 1989, date marquant son retrait de la vie politique.


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Michel Charbonneau
(1989-1994)
Parti libéral du Québec

• Naissance : 23 septembre 1948 à Napierville
• Profession : Directeur des ressources humaines et contrôleur dans une entreprise de transport

Michel Charbonneau amorce sa carrière politique au niveau municipal au poste de conseiller de 1980 à 1987, puis de maire de Napierville de 1987 à 1989. Il est élu député de Saint-Jean à l’élection générale du 25 septembre 1989. C’est sous le mandat de Michel Charbonneau que les travaux d’agrandissement et de rénovation du Palais de justice de Saint-Jean-sur-Richelieu sont réalisés et que cet édifice est de nouveau ouvert au public en juillet 1994.

À Québec, Michel Charbonneau occupe les fonctions de membre de la Commission de l’aménagement et des équipements, du Bureau de l’Assemblée nationale et de la Commission de la culture. Par la suite, il est nommé en 1990, président de la Commission de l’industrie du camionnage et en 1991, président de la Commission des courses de chevaux. Il siège également en 1994 comme membre de la Commission sur la déréglementation. Il est défait lors de l’élection partielle du 24 octobre 1994, devenue nécessaire pour faite suite à l’égalité des voix entre lui et Roger Paquin déclarée après recomptage judiciaire des bulletins de vote de l’élection générale du 12 septembre 1994.

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Roger Paquin
(1994-2003)
Parti Québécois
 
 

• Naissance : 24 juillet 1947 à Montréal
• Profession : Enseignant en biologie au Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu

Défait à l’élection de 1989, Roger Paquin est élu député de Saint-Jean à l’élection partielle du 24 octobre 1994. Cette nouvelle élection avait été décrétée à la suite d’une égalité des voix entre Roger Paquin et le député sortant, Michel Charbonneau, à l’élection générale du 12 septembre 1994, une première au Québec.

Roger Paquin participe activement au projet de regroupement des municipalités de Saint-Jean-sur-Richelieu, Iberville, Saint-Luc, L’Acadie et Saint-Athanase. Pour réaliser cette fusion volontaire, il dépose en 1999 un projet de loi à l’Assemblée nationale qui conduit à la création de la nouvelle ville de Saint-Jean-sur-Richelieu en 2001.

À Québec, Roger Paquin est adjoint parlementaire du ministre responsable de la Montérégie de 1996 à 1998. Après sa réélection comme député de Saint-Jean en 1998, il est nommé adjoint parlementaire du ministre de l’environnement et de l’eau de 2001 à 2002 et vice-président de la Commission parlementaire de l’éducation de 2002 à 2003. Il est défait à l’élection de 2003.

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Jean-Pierre Paquin
(2003-2007)
Parti libéral du Québec
 
 

• Naissance : 23 août 1948 à Montréal
• Profession : Homme d’affaires et importateur

Défait à l’élection de 1976 sous la bannière de l’Union nationale, Jean-Pierre Paquin est élu député de Saint-Jean lors de l’élection générale du 14 avril 2003. 

À titre de député, il siégea aux Commissions parlementaires des finances publiques, de l’administration publique, des affaires sociales. Il est nommé adjoint parlementaire de la ministre de la famille, des aînés et de la condition féminine, le 2 mars 2005 jusqu’au 21 février 2007. Il occupa aussi la fonction de président du caucus ministériel des députés du Parti libéral de la Montérégie. 

Durant son mandat, on annonce des travaux d’agrandissement pour l’Hôpital du Haut-Richelieu. Il est défait aux élections de 2007 et de 2008.



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Projets de loi : 
Projet de loi n°202 : Loi concernant la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu
Projet de loi n°224 : Loi concernant la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu


Lucille Méthé
(2007-2008)
Action démocratique du Québec

 

• Naissance : 15 décembre 1957 à Henryville
• Profession : Agente de promotion

Défaite dans la circonscription d’Iberville en 2003, et défaite à la mairie de Saint-Jean-sur-Richelieu en 2005 et en 2009. Lucille Méthé est élue députée de Saint-Jean lors de l’élection générale du 26 mars 2007. Son élection marque doublement l’histoire de la circonscription puisqu’elle est la première femme à remplir cette fonction et la première élue de ce parti. 

À l’Assemblée nationale du Québec, Lucille Méthé occupe, du 4 avril 2007 au 15 mai 2008, le poste de Whip adjointe de l’opposition officielle. Durant son mandat, elle fut porte-parole de l’opposition officielle en matière de services gouvernementaux et en matière de la protection de la jeunesse ainsi que membre de la Commission parlementaire des finances publiques et celles des affaires sociales. Elle est défaite à l'élection de 2008.


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Dave Turcotte
(2008- …)
Parti Québécois

• Naissance : 21 mai 1983 à Longueuil
• Profession : Conseiller en relations publiques

Défait en 2007, Dave Turcotte est élu député de Saint-Jean le 8 décembre 2008 et il devient, à 25 ans, le plus jeune député de l’histoire de la circonscription. 

Dès son élection, il occupe diverses fonctions au sein de l'opposition officielle : membre de la commission parlementaire de la culture, de la commission parlementaire de la santé et des services sociaux, de la commission parlementaire de l'économie et du travail, responsable du dossier de la relève au Québec, porte-parole en matière de formation professionnelle, d'éducation des adultes et d'alphabétisation, porte-parole en matière d'emploi, de solidarité sociale et de lutte à la pauvreté et deuxième whip adjoint. 

Le 4 septembre 2012, il est réélu mais cette fois au sein d'un gouvernement minoritaire du Parti Québécois avec à sa tête la première femme première ministre de l'histoire du Québec. Depuis sa réélection, il occupe la fonction de whip adjoint du gouvernement.


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Vidéos :
Vidéo de présentation
Débat sur le discours d'ouverture (1er avril 2009
 

Je la connais mon histoire - 155 ans de représentation parlementaire

Exposition 
L’exposition «Je la connais mon histoire, 155 ans de représentation parlementaire» est disponible pour les écoles de la circonscription qui en font la demande. Cette exposition fait découvrir le travail du député ainsi que l’histoire parlementaire de Saint-Jean.

Voir l'exposition :
(panneau 1, panneau 2, panneau 3, panneau 4)

Lieux d'exposition :
Musée du Haut-Richelieu du 29 juin 2009 au 17 octobre 2009
Bibliothèque du Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu du 1er au 29 février 2010
École secondaire Félix-Gabriel-Marchand du 1er au 5 mars 2010
Polyvalente Chanoine-Armand-Racicot  du 4 mai au 17 mai 2010

Dépliant 
Un dépliant présentant un portrait détaillé de chacun des députés ainsi que l’évolution de la circonscription à travers le temps complète l’exposition.

Voir le dépliant :
(recto, verso)

Communiqué
Lire le communiqué

Visites des écoles
Dave Turcotte, député de Saint-Jean à l’Assemblée nationale, mène une tournée dans les écoles primaires et secondaires de la circonscription dans le cadre du 155e anniversaire de la création de la circonscription de Saint-Jean. Durant cette tournée, monsieur Turcotte rencontre les élèves afin de discuter d’enjeux de sociétés, du rôle de député ainsi que l’histoire parlementaire de Saint-Jean.
 

Résultats électoraux

La circonscription de Saint-Jean fut le théâtre de nombreuses campagnes électorales. Pour connaître les résultats électoraux de la circonscription de Saint-Jean de 1867 à 2008, cliquez ici.