Dave Turcotte

Député de Saint-Jean

Début de la session parlementaire - Dave Turcotte cible la santé et les services sociaux comme enjeux prioritaires
mardi 19 septembre, 2017
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Saint-Jean-sur-Richelieu, le 19 septembre 2017 – Devant l’échec complet de la réforme Barrette, le député de Saint-Jean à l’Assemblée nationale, Dave Turcotte, a profité du début de la nouvelle session parlementaire pour réitérer l’importance de cibler la santé et les services sociaux comme enjeux prioritaires. Le député a notamment déposé une nouvelle question écrite au feuilleton de l’Assemblée nationale sur les laboratoires de l’Hôpital du Haut-Richelieu. Le député propose également un plan solide, zéro slogan, sur l’accès aux soins de santé.

EN BREF

  • Dave Turcotte est revenu à la charge pour les laboratoires de l’Hôpital du Haut-Richelieu en déposant une question écrite au feuilleton de l’Assemblée nationale.
  • Dave Turcotte constate que les réformes libérales de structures et les hausses faramineuses de la rémunération des médecins n’ont pas amélioré l’accès aux soins pour les patients.
  • Pour améliorer l’accès aux soins, le député propose de décloisonner les professions, geler la rémunération des médecins et mieux répartir ces ressources et garantir l’accès à des soins de première ligne les soirs et les fins de semaine.
  • Dave Turcotte est nommé sur l’équipe santé du Parti Québécois.

« Avec ses réformes de structures, Gaétan Barrette n’a fait qu’affaiblir notre système de santé, sans jamais s’attaquer au cœur du problème. Dans le Haut-Richelieu, nous le constatons encore davantage qu’ailleurs au Québec avec l’arrêt, depuis plus de 2 ans maintenant, des travaux aux laboratoires du 3e étage de l’Hôpital du Haut-Richelieu », de dénoncer Dave Turcotte.

Pour des laboratoires à l’Hôpital du Haut-Richelieu

La question au feuilleton de l’Assemblée nationale, déposée par le député Dave Turcotte et adressée au ministre Barrette, se lit comme suit : « Pourquoi vous n’avez toujours pas autorisé la construction des nouveaux laboratoires à l’Hôpital du Haut-Richelieu et à combien estimez-vous les pertes financières de votre décision de reporter la construction des nouveaux laboratoires à l’Hôpital du Haut-Richelieu? ».

 « J’aimerais que, pour une seule fois, Gaétan Barrette lâche la confrontation et le négativisme pour répondre positivement à ces deux questions simples et claires. Que le ministre fasse preuve de hauteur et qu’il répondre à la hauteur des exigences de sa fonction! », de commenter Dave Turcotte.

« Comme je l’ai démontré par le passé, je vais continuer de défendre avec vigueur et conviction notre Hôpital et tous les services de santé et de services sociaux de la région. Les citoyens de Saint-Jean et du Haut-Richelieu peuvent compter sur moi maintenant et dans le futur », de poursuivre Dave Turcotte.

Pour un décloisonnement en santé

Les libéraux s’y sont toujours refusés, mais le Québec ne peut plus attendre : il faut libérer les médecins d’un bon nombre d’actes et favoriser une vraie interdisciplinarité. « Nous proposons d’accroître le rôle des infirmières praticiennes spécialisées, les IPS, et d’étendre à l’ensemble du Québec le modèle des cliniques sans médecin pour traiter les urgences mineures. Les IPS pourraient également dispenser des services dans les CLSC afin de complémenter l’offre de première ligne. Il n’est pas normal, par exemple, que des infirmières soient supervisées par des médecins rémunérés à l’acte pour des opérations de vaccination, comme cela a été rapporté récemment. C’est ce genre d’aberrations qui font en sorte que les coûts augmentent, et que l’accès diminue. Plus que jamais, nous avons besoin d’un big bang clinique! », de démontrer Dave Turcotte.

Les autres professionnels doivent aussi détenir davantage de responsabilités dans la dispensation des soins. « Par exemple, les ergothérapeutes procèdent à l’évaluation des aînés pour le renouvellement de leur permis de conduire; pourquoi, sauf exception, ces derniers devraient-ils revoir un médecin? Les hygiénistes dentaires doivent pouvoir faire un nettoyage sans supervision, sinon les personnes en CHSLD n’auront plus jamais accès à ce service élémentaire. Quant aux dentistes, ils revendiquent avec raison l’accès au DSQ, car certains médicaments affectent la santé buccale. Les psychologues peuvent accélérer l’évaluation des enfants ayant des problèmes de santé mentale ou un TDAH. Les physiothérapeutes et les optométristes peuvent contribuer à l’évaluation et au traitement de plusieurs conditions. Les pharmaciens, les paramédics, les travailleurs sociaux, les audiologistes… bref, tous les autres professionnels ont beaucoup à offrir aux patients du Québec. Les Québécois contribuent depuis des décennies à leur formation, mais nos lois dépassées maintiennent ces professionnels dans des rôles réducteurs qui ne leur permettent pas d’apporter leur pleine contribution, alors que les médecins ne suffisent plus à la tâche. Ailleurs, en décloisonnant le rôle des autres professionnels, on a réussi à améliorer l’offre de services », de poursuivre le député de Saint-Jean.

Les patients au cœur de nos choix budgétaires

Gaétan Barrette a eu carte blanche pour trouver des solutions aux problèmes d’accès aux soins, mais il a choisi de tout investir dans les médecins. En effet, les trois quarts des nouvelles sommes investies en santé sont allés dans les poches des 20 000 médecins, et ce, sans garantie d’amélioration de l’accès. Le contrat social n’a pas été respecté. « Cette décision est l’une des pires à avoir été prises au cours des dernières décennies en matière de finances publiques. Ce sont les patients et les contribuables qui en paient le prix. Une fois au gouvernement, nous allons immédiatement geler l’enveloppe de rémunération des médecins et réinvestir ces sommes dans les services. Et nous mettrons fin à leur incorporation, qui nous fait perdre annuellement des millions de dollars », a aussi indiqué Dave Turcotte, qui note d’ailleurs que cette année, la rémunération des médecins augmentera encore minimalement de 6 %, ce qui représente près du tiers de la hausse de tout le budget en santé.

Pour un véritable accès aux soins de première ligne

« Que faire lorsqu’on fait partie des 25 % de Québécois n’ayant toujours pas accès à un médecin de famille? Et, même si on en a un, que faire lorsqu’on en a besoin le soir ou la fin de semaine? Trop de gens se retrouvent à l’urgence inutilement, et trop souvent. Il faut agir! », de dénoncer le député Dave Turcotte.

« Nous allons nous assurer que les soins de première ligne sont accessibles au moment où les patients en ont vraiment besoin. Nous allons faire en sorte que les Québécois aient accès à des services les soirs et les fins de semaine. Nous garantirons un accès de proximité, à une IPS ou à un médecin, jusqu’à 21 heures. Et nous mettrons fin au ping-pong des médecins entre le système public et le privé », d’ajouter le député.

Dave Turcotte sur l’équipe Santé

Enfin, mentionnons que l’équipe santé du Parti Québécois, composée des députés Diane Lamarre, de Sylvain Pagé et de Dave Turcotte, sillonnera les régions du Québec au cours des prochains mois afin de faire connaître les propositions du Parti Québécois et de discuter avec les acteurs du milieu.

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