Dave Turcotte

Député de Saint-Jean

Des alliés pour l’élimination des violences envers les femmes et les enfants
vendredi 24 novembre, 2017
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Saint-Jean-sur-Richelieu, le 24 novembre 2017 – Alors qu’une vague de dénonciation de violences à caractère sexuel a récemment fait manchette partout au Québec, le député de Saint-Jean à l’Assemblée nationale, Dave Turcotte, le CIVAS L’expression libre du Haut-Richelieu, le Centre de Femmes du Haut-Richelieu, la Maison Hina et l’AFÉAS La Cathédrale Saint-Jean, s’unissent pour réclamer au gouvernement un plan d’action, assorti d’un meilleur financement afin d’offrir les services, et invitent également les hommes de la région à se mobiliser et à signer un manifeste. Le maire de Saint-Jean-sur-Richelieu, Alain Laplante, était également présent et à ratifié le manifeste.

Plan d’action

Rappelons que c’est sous le gouvernement de Jacques Parizeau, en 1995, que le gouvernement du Québec a mis en place le premier plan d’action de lutte contre la violence conjugale. Plus récemment, en 2012, la ministre Agnès Maltais du gouvernement du Parti Québécois a redéposé un plan d’action visant à lutter contre la violence conjugale. Ce plan vient à échéance le 6 décembre prochain.

Or, le gouvernement libéral n’a toujours pas dévoilé son intention quant à la suite du plan de 2014, et ce, même si une femme sur quatre sera victime, au cours de sa vie, de violence conjugale. « Cela fait plus de 3 ans que le gouvernement libéral est au pouvoir, et malheureusement, il n’y a pas eu la campagne de sensibilisation pourtant prévue dans le plan d’action du précédent gouvernement du Parti Québécois. D’ailleurs, nous ne savons toujours pas ce qui va arriver au plan d’action de lutte contre la violence conjugale. Est-ce que le gouvernement libéral prévoit l’adoption d’un nouveau plan? Les maisons d’hébergement de femmes victimes n’ont pas été sollicitées à cet égard », de se questionner et dénoncer le député Dave Turcotte.

Insistons que, selon la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes du Québec, en moyenne, par année, 12 femmes sont tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. De plus, au cours de leur vie, entre 11 et 23 % des enfants seront exposés à la violence conjugale. Chaque année, les maisons d’hébergement doivent refuser entre 6 000 et 10 000 demandes, puisque ces organismes communautaires ne peuvent répondre à la demande.

Financement

« Les organismes sont à bout de souffle. Ils font un travail extraordinaire avec tellement peu de moyen. Nous demandons au gouvernement qu’il leur donne les ressources nécessaires à l’accomplissement de leur existence soit d’aider les gens dans le besoin », de soutenir Dave Turcotte en mentionnant que le prochain gouvernement du Parti Québécois rehaussera de 200 millions $ le financement à la mission de tous les organismes communautaires autonomes.

 

« En 2008, en concertation avec les organismes du milieu, le CIVAS l’Expression libre a effectué un élargissement de sa clientèle, afin d’ajouter la clientèle adulte victime d’agression sexuelle à sa mission. Cependant, malgré les efforts déployés et les besoins criants de cette clientèle, la gamme de services offerts aux femmes victimes d’agression sexuelle sur le territoire demeure incomplète en raison du manque de financement », de déplorer le CIVAS L’expression libre du Haut-Richelieu.

Manifeste

Tous les partenaires invitent les hommes du Haut-Richelieu à signer le manifeste pour l’engagement actif des hommes dans la lutte pour l’élimination des violences envers les femmes. Le manifeste a été lancé plus tôt cette année par la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes. Voici le manifeste :

  • Dénoncer toutes les manifestations des violences faites aux femmes, même celles qui nous semblent moins graves.
  • Dénoncer les commentaires et blagues sexistes et violentes qui sont dites par nos pairs.
  • Dénoncer toute forme de violence envers les femmes autochtones, racisées et trans, en plus d’offrir notre appui comme allié à leurs mouvements.
  • Sensibiliser notre entourage personnel et professionnel à cette réalité.
  • Participer à l’éducation de nos enfants, filles et garçons, en ce qui a trait au consentement et aux relations saines et égalitaires.
  • Rappeler à nos éluEs municipaux, provinciaux et fédéraux que nous nous attendons à ce qu’ils (elles) mettent en place et financent adéquatement un ensemble de mesures pour soutenir les femmes violentées et pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
  • Dénoncer toute politique ou décision gouvernementale qui peut nuire aux femmes violentées ou à l’égalité pour les femmes.
  • Dénoncer tout propos ou discours masculiniste ou antiféministe, qui s’oppose à l’émancipation des femmes.

« Nous prônons la non-violence. Nos 50 ans de luttes féministes pacifiques et portées par des valeurs humanistes nous ont permis d’unir nos forces pour combattre les inégalités dont les femmes sont victimes au quotidien », de déclarer la présidente de l’AFÉAS, Ghyslaine L’Heureux.

Pour Carolle Mathieu, du Centre de femmes du Haut-Richelieu, il est plus nécessaire que jamais de travailler ensemble afin que cessent toutes formes de violences faites aux femmes. « Nous interpellons la ministre à la condition des femmes, Madame David, à s’engager à la mise en place de mesures concrètes, dont un nouveau plan d’action de lutte contre la violence conjugale et nous demandons au gouvernement un meilleur financement des organismes qui œuvrent au quotidien à contrer les violences faites aux femmes. Ces organismes ont un impact direct dans nos communautés. C’est ensemble qu’il faut agir afin de s’en sortir », de mentionner Carolle Mathieu.

« Tous ensemble contre la violence faites aux femmes et aux enfants », de résumer Nathalie Villeneuve de la Maison Hina.

Finalement, les organismes réaffirment que la vitalité d’un mouvement féministe indépendant est, dans toute société, le meilleur gage de progrès dans ce domaine et dans bien d’autres. Ainsi, les hommes qui s’engagent pour l’élimination des violences faites aux femmes doivent démontrer leur soutien au mouvement féministe, qui a été le principal moteur de changement en ce qui a trait à l’élimination des violences faites aux femmes dans la société québécoise et ailleurs dans le monde. Pour signer le manifeste, les hommes sont invités à cliquer ici.

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