Dave Turcotte

Député de Saint-Jean

Plan pour un meilleur système de santé
mercredi 28 mars, 2018
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LE PLAN SOLIDE DU PARTI QUÉBÉCOIS POUR L’HÔPITAL DU HAUT-RICHELIEU

Un plan simple, un plan efficace.

Pour connaître toutes les interventions du député Dave Turcotte pour l’Hôpital, vous pouvez voir son bilan (page 22 à 29).

  1. Relancer les travaux pour redonner de vrais laboratoires à l’Hôpital du Haut-Richelieu.
  2. Appuyer la réalisation du Centre mère-enfant à l’Hôpital du Haut-Richelieu.


LE PLAN SOLIDE DU PARTI QUÉBÉCOIS POUR LA SANTÉ

Axe I : Pour un décloisonnement professionnel en santé

  1. Étendre à l’ensemble du Québec le modèle des cliniques sans médecin destinées aux urgences mineures et au suivi de certaines maladies, en permettant aux infirmières praticiennes spécialisées (IPS ou superinfirmières) d’y exercer de façon autonome, selon le modèle de la coopérative SABSA.
  2. Faire des CLSC un lieu de dispensation de services par les IPS autonomes afin de complémenter l’offre de services en première ligne.
  3. Revoir le partage des compétences en santé et donner davantage d’autonomie aux professionnels de la santé autres que les médecins. Par exemple: des équipes formées d’infirmières et de pharmaciens seront créées en CHSLD; les infirmières et les pharmaciens pourront procéder à des opérations de vaccination; les hygiénistes dentaires seront autorisés à faire des nettoyages en CHSLD et ailleurs; les ergothérapeutes seront autonomes pour évaluer le renouvellement du permis de conduire des aînés, sauf exceptions; les audiologistes pourront procéder à des lavages d’oreilles et à diverses manœuvres lors de vertiges positionnels, notamment; les travailleurs sociaux pourront référer directement des patients à des professionnels en santé mentale (dans des cas d’itinérance, de toxicomanie, etc.); les dentistes auront accès au DSQ, et pourront traiter des problèmes bucco‑dentaires; les IPS et les psychologues pourront évaluer et prescrire, ce qui permettra d’éviter, entre autres choses, des délais quant au diagnostic et au traitement du TDAH; les physiothérapeutes pourront prescrire des radiographies et offrir des soins de première ligne aux sportifs blessés. De plus, il leur sera possible de référer des patients à un spécialiste (orthopédiste, physiatre, etc.) sans passer par un médecin de famille; les optométristes verront s’élargir encore davantage leur rôle dans les domaines du diagnostic, du traitement et du suivi de thérapie, puisqu’ils disposent de plateaux techniques que n’ont pas les médecins en cabinet; les pharmaciens pourront revoir l’utilisation des médicaments; les infirmières bachelières auront plus d’autonomie (elles pourront notamment demander des radiographies en cas de chute), ce qui accélérera le triage aux urgences; les paramédics jouiront de davantage d’autonomie sur un plus grand nombre d’actes en situation d’urgence et en tant que premiers répondants.
  4. Permettre à d’autres professionnels que les médecins de référer des patients à des spécialistes, sous certaines conditions.

Axe II : Les patients au cœur de nos choix budgétaires

  1. Geler, dès la prise de pouvoir, l’enveloppe de rémunération des médecins jusqu’à ce que la rémunération globale se rééquilibre autour d’une norme québécoise tenant compte de la part de la richesse que la société consent à verser à ses médecins – une norme qui ne doit pas être la moyenne canadienne.
  2. Réinvestir cet argent pour garantir un meilleur accès.
  3. Mettre fin à l’incorporation des médecins.

Axe III : Pour un véritable accès à la première ligne

  1. Garantir un accès de proximité à une infirmière spécialisée ou à un médecin jusqu’à 21 heures.
  2. Mettre fin au ping-pong des médecins entre le privé et le public.


LE PLAN SOLIDE DU PARTI QUÉBÉCOIS POUR LE SOUTIEN À DOMICILE

Axe I: Assurer un environnement sécuritaire

  1. Étendre le programme PAIR à l’ensemble du Québec au cours du mandat;
  2. Soutenir l’achat de matériel technologique permettant d’assurer une meilleure sécurité aux personnes âgées ou vivant avec un handicap, une maladie mentale ou dégénérative (bracelet de monitorage à distance, télémédecine, télénursing, etc.);
  3. Appuyer le déploiement des logements supervisés pour les personnes atteintes de maladies dégénératives : sclérose en plaques, Parkinson, dystrophie musculaire, SLA…;
  4. Appuyer la mise en place d’équipes multidisciplinaires afin de soutenir les personnes âgées ou vivant avec un handicap, une maladie mentale ou dégénérative qui restent chez elles, de leur assurer un continuum de services et de les tenir informées;
  5. Assurer un soutien adéquat au transport des personnes vers les centres de jour, permettant ainsi de briser leur isolement.

Axe II: Mettre les moyens nécessaires

  1. Augmenter le soutien à domicile d’au moins 100 M$ par année pendant 5 ans, ce qui portera, à terme, l’investissement supplémentaire à 500 M$ par année. Ces montants permettront d’assurer un financement adéquat privilégiant l’autonomie, notamment par l’entremise du chèque emploi‑service, de mieux prendre soin de nos aînés et des personnes vivant avec un handicap, donc de faire en sorte que le CHSLD ne soit plus la seule option pour eux;
  2. Étendre le réseau public de services à domicile en s’appuyant aussi sur les entreprises d’économie sociale;
  3. Bonifier le programme d’adaptation de domicile et améliorer les délais de traitement des demandes.

Axe III: Soulager les proches aidants

  1. Mettre en place une politique pour les proches aidants;
  2. Offrir 8 heures de répit par semaine aux proches aidants;
  3. Mieux financer les organismes communautaires offrant du soutien et du répit aux proches aidants et en faire la promotion;
  4. Mieux appuyer les haltes-répit pour enfants handicapés.

LE PLAN SOLIDE DU PARTI QUÉBÉCOIS POUR LES ORGANISMES COMMUNAUTAIRES

Un gouvernement du Parti Québécois s’engage, au cours de son premier mandat, à :

  1. Reconnaître l’apport des organismes d’action communautaire autonome au développement social et économique du Québec et dans la défense collective des droits;
  2. Rehausser le financement de la mission des organismes d’action communautaire autonome de l’ensemble des secteurs de 60 M$ récurrents et cumulatifs durant trois années; 60 M$ la première année, 120 M$ l’année suivante et 180 M$ la troisième année. Le financement des organismes sera pluriannuel, plus stable et sera indexé annuellement pour l’ensemble des organismes d’action communautaire autonome;
  3. Reconnaître l’autonomie des organismes et leur capacité d’agir selon leurs valeurs;
  4. Améliorer les conditions de travail dans le milieu communautaire : Celles-ci sont parfois peu attrayantes, ce qui peut nuire au maintien des meilleures ressources et, ainsi, affecter les services à la population. Pour appuyer ces organismes, nous proposons trois mesures : la création d’un programme d’assurance collective particulier pour les personnes travaillant dans le milieu communautaire; une contribution au financement d’une campagne de formation et de promotion en région pour le Régime de retraite des groupes communautaires et de femmes; la création d’une mutuelle de prévention en santé et sécurité du travail au bénéfice des organismes communautaires;
  5. Mettre en place un programme d’acquisition et de rénovation d’immeubles à vocation collective : Ce programme permettra aux organismes communautaires de consolider leur mission et de diminuer leurs coûts de fonctionnement. Ce soutien de 11 M$ améliorera leurs conditions matérielles et les services offerts à la population;
  6. Revoir les mécanismes d’indexation avec les organismes communautaires afin que celle-ci reflète correctement leurs dépenses.


LE PLAN SOLIDE DU PARTI QUÉBÉCOIS POUR LA DÉFICIENCE INTELLECTUELLE ET L’AUTISME

Axe I : Des actions pour soutenir les personnes

  1. Réduire le temps d’attente pour obtenir le diagnostic de la déficience intellectuelle et du trouble du spectre de l’autisme et pour l’accès aux services pour les personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme;
  2. Investir dans les interventions comportementales intensives (ICI);
  3. Assurer une continuité des services entre la petite enfance et le niveau scolaire ainsi qu’entre les différentes régions du Québec;
  4. Développer et bonifier l’offre d’activités de jour significatives et valorisantes, afin de favoriser le maintien des acquis pour les personnes de 21 ans et plus;
  5. Favoriser le maintien et la création de plateaux de travail afin d’offrir des perspectives d’emploi auprès de la clientèle adulte;
  6. Soutenir les initiatives technologiques favorisant l’autonomie des personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme;
  7. Mettre en place des campagnes de sensibilisation afin de réduire les préjugés à l’endroit des personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme.

Axe II : Des actions pour soutenir les familles

  1. Étendre l’éligibilité du Supplément pour enfant handicapé nécessitant des soins exceptionnels et réduire les délais d’attente pour le traitement des demandes;
  2. Investir davantage dans les services de répit, de dépannage et de gardiennage, mais aussi simplifier et adapter les règles pour répondre réellement aux besoins des parents;
  3. Assurer de l’accompagnement professionnel aux familles dans le réseau de la santé et des services sociaux, afin de répondre aux divers questionnements des parents, d’assurer un soutien psychologie adéquat aux familles et de transmettre des connaissances aux parents qui le désirent afin de mieux comprendre l’état de leur enfant, de participer à leur développement ainsi que de maintenir leur acquis.

Axe III : Des actions pour soutenir ceux qui aident

  1. Réviser en profondeur l’Instrument de classification ainsi que le mode de rémunération des employés des ressources intermédiaires (RI) et des ressources de type familial (RTF) afin que ces ressources soient en mesure de mieux répondre aux besoins des usagers;
  2. Mieux financer les organismes communautaires autonomes afin qu’ils puissent mieux accompagner les personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme dans leur intégration notamment pour l’emploi, le logement, les finances personnelles, les relations interpersonnelles ainsi que la sexualité et qu’ils accompagnent les parents dans leur processus d’adaptation et les soutenir tout au long de leur parcours par la tenue de rencontres, de conférences et de groupes de soutien entre parents.